Lunes, Febrero 26, 2007

PUEBLA

Puebla. Tout le monde dit que c'est très beau, tout le monde dit que c'est très vivant, tout le monde dit que c'est très bon.. Et ben nous, on est allé vérifier ! Et on confirme ! Le week end fut plus festif que touristique mais on a quand même bien vu que c'était très beau..

Chapitre 1 : Cholula

Ville juste à côté de Puebla, où nous logent des potes de Guillaume, un français qui est avec moi. On y arrive vendredi soir, accueil chaleureux, délestage des affaires et hop hop hop à la fête ! Couchés à 5h bien tappées.
Samedi matin du coup, on ne fait rien, les autres dorment, je lis, la matinée passe.. A midi, tout le monde émerge, une heure plus tard on est à table dans un petit resto du coin où l'on a mangé comme des rois, et en milieu d'aprem on se dirige enfin vers le centre de Cholula.. Zocalo, marché artisanal (des mots que vous retrouvez dans chaque récit de week end mais ne vous inquiétez pas c'est chaque fois différent, et Cholula n'a pas dérogé à la règle) mais aussi un temple/église (avant Cortés : temple, après Cortés : église au sommet du temple), Cholula a de la ressource ! Ceci vu, on fait un Tour à l'école de nos aimables hôtes, qui eux ne sont pas dans un Tec. Enorme campus : Des dizaines de terrains de sport, des espaces verts, des fleurs, des lacs, des animaux, c'est fou ! Tout ça nous a mené jusqu'au diner : Pizza ! Et ensuite re-fête, cette fois-ci à Puebla, puis après fermeture de la boite after chez des mexicains, couchés 6h cette fois-ci.

Chapitre 2 : Puebla

Et pourtant, le dimanche on se lève un brin plus tôt, on re-déjeune au petit resto du coin, on re-mange super bien, et re-va à Puebla ! C'est vraiment tip top Puebla ! ULTRA colonial. Ca présente bien.. Pour économiser temps et énergie, on décide de prendre un bus qui part du Zocalo et traverse toute la ville en presque 2h : On passe par tout un tas de rues toutes plus classes les unes que les autres, on admire les plus belles des quelques 700 églises que compte la ville, on traverse un quartier farci d'artistes et de brocanteurs, on monte même jusqu'à un fort d'où l'on a une vue superbe, et je vous passe les monuments et les marchés sinon je n'en finirai jamais.. De retour au Zocalo, on part explorer à pieds le coin artistique-brocante qui nous avait vraiment plu, et puis le marché.. Et puis on s'en va. Parce qu'il faut bien, demain y'a école !

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Lunes, Febrero 19, 2007

Veracruz.. ¡CARNAVAL!

En 2 mots : la JOIE et l'ANARCHIE ! En détails :

Départ vendredi soir de Toluca, avec pour objectif de dormir dans le bus sur le trajet México - Veracruz. Le dernier bus part à minuit, environ 6 heures de route, parfait. Mais arrivé à México, c'est la galère : Tout est blindé pour Veracruz, c'est carnaval. Finalement on trouve des places dans un bus rajouté, départ à 1h, on s'en tire bien.

Samedi.

Le trajet dure à peine 5h, et on débarque à Veracruz avant le soleil ! La matinée nous suffit pour faire un rapide tour de la ville : centre et port. C'est super beau, le centre est très colonial (grandes rues, beaux batiments, couleurs, et palmiers) et les alentours du port font carrément penser à notre Europe contemporaine (moderne, industriel, froid), ça fait même un peu bizarre. En plus tout est propre ! Chose très rare, mais apparement durant la semaine de carnaval tout est nettoyé à fond tous les jours à l'aurore, et ce doit pas être du luxe vu la chouille qui s'annonce ce soir ! Heureusement dès qu'on s'éloigne un brin on retrouve les rues et la vie mexicaine, on en profite pour prendre un super petit déj' pour 30 pesos.

Ensuite on cherche un hotel.. Tout aussi plein que les bus. On finit par trouver de la place dans l'hotel le plus crade et puant que j'ai jamais vu à une petite demie heure à pied du Zocalo. Les chambre ferment, c'est bien, mais y'a pas de clef ! On découvre alors (avec pour ma part un certain emerveillement, je l'avoue) que ces saletés de cerrures méxicaines s'ouvrent sans trop de mal avec une simple carte téléphonique ! Débarrassé de nos affaires on retourne au centre où l'on doit retrouver les autres, partis avant ou après nous.

Suite à une attente environ interminable, même si l'on est toujours pas tout à fait au complet, on décide que la fête doit commencer ! Direction le port, le défilé suit la côte jusqu'à finir là-bas, on va donc remonter un peu la rue pour trouver une bonne gache.. Avant même de s'approcher de la côte : La bière coule déjà à flot ! Les gens boivent dans des bouteilles de 2 litres ! ! Il y a une foule complètement dingue, de la musique, du joyeux bordel quoi..

Une bière dans chaque main, on remonte la fameuse rue au milieu de tout ça dans l'allégresse générale, il y a des français partout.. C'est vraiment la fête, on est tellement bien à marcher que les gradins qui nous entourent ne nous attirent absolument pas, mais quand le défilé commence la police ejecte tous ceux qui trainent alors il faudra bien s'assoir. Chose faite après deux bonnes heures à flâner au milieu du bazard. Le défilé démarre quelques kms plus loin, théoriquement à 6h mais on est quand même au Mexique.. C'est vers 9h qu'il arrive enfin jusqu'à nous, effectivement précédé de la police.

Le bruit des sirènes est largement couvert par les hurlements de la foule, qui d'une seule voix scande "putos, putos.." à l'enseigne des flics qui éjectent les quelques paumés qui sont encore sur le bitume. A raison d'une dizaine de mètres par minute, les flics (qui sont des centaines, a pieds, en moto, en quad, il y en a même des pleins camions) finissent par déblayer la rue : Que la fête commence !

S'en suivent alors deux heures de défilé.. Danseurs, danseuses, chars, couleurs, lumières et musique alimentent l'euphorie du public qui a vite abandonné les gradins pour se meler aux festivités.

C'est gelés, fatigués, affamés mais ravis, on regagne ensuite le centre ou la soirée continue..

Dimanche.

Etrangement on a très bien dormi, merci la bière, hotel miteu ou pas. Avec quelques courageux, j'emploie ma matinée à poursuivre la visite de la ville, rendez-vous général à midi dans le centre. Belles places, petites rues et bien sûr marchés nous occupent donc en attendant que ce décide en groupe le programme de l'après midi. Finalement une fois réuni, les feignasses qui n'ont encore rien avaler veulent aller déjeuner avant tout. Donc : Attente, encore, en l'ocurrence une bonne heure perché sur un rond-point-monument à la gloire de ceux qui sont tombés pour repousser l'invasion française. Tout ça pour se disperser au final !

Au programme visite du fort qu'on aperçoit du port.. On est dimanche, pas de bus jusqu'au fort, taxi indispensable. Après s'être aperçu avec une amertume indescriptible que les chauffeurs de Taxi de Veracruz refusaient systématiquement de prendre plus de 4 personnes à bord, on se résigne à se répartir dans deux taxis, et après un bon quart d'heure de route nous voilà au fort. C'est aussi joli que chargé d'histoire ! Avec Luis on décide de prendre le temps de suivre la visite guidée, instructive, interesante et même divertissante.

Au moment de renter, les taxis, qui comptent profiter du fait qu'on est paumé au milieu de nul part, essayent de nous escroquer et nous demandent le double de ce qu'on a payé pour venir, ce qui reste honnête mais que l'on est absolument pas disposés à payer, question de principe. Par chance, une famille avec un pick up accèpte de nous prendre à l'arrière : gratos, aéré, et surtout très fun, malgré que ce soit aussi un brin dangeureux.. De retour en ville, on prend les mêmes et on recommence, bières et carnaval !

La deuxième fois ça fait moins d'effet.. On finit alors par se diriger vers le centre, où il y a des concerts et tout et tout. C'est sur ce trajet que j'ai acheté la bière la moins chère de ma vie : Le LITRE de SOL à 9 PESOS, soit environ 75 centimes d'euro ! Viva México ! Arrivé près du Zocalo, c'est rock'n'roll et dinner, on passe très agréablement le temps jusqu'à minuit passé, il est ensuite temps de rentrer, le bus part à 1h et demie, encore une nuit sur la route en prévision.

Le bus s'avère un peu étroit et en conséquence la nuit bien courte, arrivée au D.F. à 7h et demie : métro pour changer de terminal. La galère ! C'est le métro le plus blindé du monde, il faut prendre 3 mètres d'élan pour espérer pouvoir tasser plus et rentrer, mais ça s'avère quand même insuffisant, à quatre on doit se répartir dans 2 métros. Le trajet México-Toluca est plus confortable, on arrive un chouïa plus délassé à 9h et demie sous la fraicheur de Toluca. Encore une demie heure de bus jusqu'à la maison, à peine le temps de prendre une 'tite douche et changer le contenu de mon sac et je dois filer à l'école ! Super week end.

Posted by Tsharlz at 20:32:38 | Permanent Link | Comments (0) |

Miércoles, Febrero 14, 2007

La saint Valentin mexicaine

Au Mexique pour la saint Valentin, les cadeaux ne se font pas seulement entre amoureux mais aussi entre amis ! Et ca n'a pas grand chose d'intime, au contraire : il y a des stands dans la cour de l'école, tenus par des élèves déguisés, où l'on peut acheter des fleurs, des ballons, des bonbons et tout un tas de trucs inutiles.. Le majeur interêt étant que les cadeaux sont livrés ! Il faut donc compter avec une petite dizaine d'intervention par heure de cours de gugus en collant qui viennent donner un ours en peluche ou un string à quelqu'un qui se fait alors siffler par toute la classe.. C'est très divertissant !

Posted by Tsharlz at 20:30:27 | Permanent Link | Comments (0) |

Domingo, Febrero 11, 2007

Trop de boulot tue le week end !

Ce week end, c'est le drame. Les autres vont voir les pyramides de Teotihouacan et Coyouacan, mais moi non. Moi je suis coincé ici parce que je dois travailler sur un projet qui devrait déjà être rendu et qui n'est ni fini ni fonctionnel du tout. Ce foutu projet nécessite l'utilisation du serveur de l'école, donc pas moyen de le faire dimanche : L'école est ouverte le samedi jusq'à 14h, c'est l'unique occasion de faire un dernier effort.

M'enfin, faut pas que ça empêche de passer une soirée sympa le vendredi soir, il y une mexicaine qui fait une grosse chouille pour son anniversaire : soirée hippie. Je déboule à la résidence où vivent la majeure partie des étrangers.. Et là, surprise : "Bon anniversaire Charles !", gateau et bougies ! Super surprise, je l'avais pas vue venir, ça m'a vraiment fait très plaisir et le gateau était très bon. On se bouge ensuite récupérer le reste dispersé des troupes, on trouve des potes méxicains sur le chemin, qui nous trimballent avec eux en voiture jusqu'à la fête.

Il y a peut être une ou deux personnes avec une "patte de poule" autour du cou mais sinon c'est pas plus hippie que ça, pas de remord de pas s'être déguisé. La fête est sensée être de 6 à 6, arrivant vers 11h on trouve tout le monde fin saoul et le bar vide. On passe quand même un bon moment mais le froid (c'est dehors) nous motive à s'exiler vers un bar deux bonnes heures plus tard, il parait qu'il y a un groupe qui entre en scène à cette heure-ci.. Bar, groupe, tout est bien mais on est crevé, une petite heure plus tard nous voilà déjà repartis, objectif dodo. Faudra revenir l'endroit est intéressant : les serveurs sillonnent la salle des bouteilles à la main pour en faire couler gracieusement le contenu dans la bouche de ceux qui sont assez téméraires, saouls, ou les 2 pour accepter. Sur la route du retour on encontre "par bonheur" (j'aurai aimé dire par hasard mais j'avoue c'était prémédité) un resto : dinner.

Samedi : boulot, journée pourrie.

Dimanche : boulot le matin, volcan l'aprem. En bref : 4700m d'halitude, pas d'air, du froid, de la neige.. Bien bien, changement d'idées garanti !

Posted by Tsharlz at 03:16:22 | Permanent Link | Comments (0) |

Miércoles, Febrero 07, 2007

La 21ème bougie..

Et oui, c'est mon anniversaire, j'ai 21 ans.

Mais je suis loin de vous tous et c'est pas vraiment la fête, un anniversaire sans famille ni amis n'a pas rien de tip top, bien au contraire ! Je ne peux même pas le fêter ici à cause des exams, c'est pas la joie.. Heureusement je m'aperçois que vous, depuis le vieux continent, ne m'oubliez pas, et ça me fait très plaisir.

Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont écrit pour me le souhaiter joyeux, grace à vous c'est réussi !

Peace.

Posted by Tsharlz at 00:46:20 | Permanent Link | Comments (2) |

Martes, Febrero 06, 2007

A C A P U L C O !

Vendredi.

Le prof que j'ai normalement de 15h30 à 17h30 avait prévenu qu'il ne serait pas là, cette fois-ci je termine ma journée de cours à midi et demie, ce qui allonge encore d'une demie journée le week end qui est déjà de trois jours : lundi férié. Profitant de tout ce temps, on se décide pour Acapulco, destination classique lors de "ponts", ça promet d'être blindé..

Rendez-vous à côté de l'école à 2h, mon pote Luis est encore une fois de la fête, toujours en voiture. Il arrive vers 2h et demie (et oui, c'est un mexicain), on est 6 français avec lui, à 7 on tient sans effort, un coup d'oeil à la carte et c'est parti !

On ne prend pas "l'autoroute" supposant que c'est trop cher, qu'on ne perdra pas beaucoup de temps et qu'on est pas pressé. Sur la carte, les deux routes sont à peu près semblables, mais la majeure différence, outre la qualité de la route et le nombre de voies, réside dans la façon d'aborder les montagnes : tunnel pour l'autoroute et escalade dans des lacets interminables pour la nationale.. Et malheureusement : Il n'y a que de la montagne ! Des montagnes, à perte de vue, de Toluca jusqu'à Acapulco. On est pas près d'arriver ! D'autant plus qu'on est forcé de s'arreter une bonne demie heure quand ça sent vraiment trop le brulé et qu'on peut voir les freins fumer depuis l'intérieur de la voiture ! Mais suite à ce petit incident le trajet se passe sans encombre, à son petit rythme, à travers des immensités à peine imaginables..

Vers 9h, il fait déjà nuit quand Acapulco se profile à l'horizon, et à 10h et demie on est garé dans le parking de l'hotel trouvé par la deuxième moitié de la clique qui était partie jeudi soir. A table ! La vie est chère à Acapulco, mais ça reste au Mexique et on trouve à dinner pour une pincée d'euros sans trop de peine. La soirée peut alors commencer, idée de départ : bar tranquilou, mais après 200m le long de la plage on finit en open bar dans une boite à deux étage avec piscine, saut à l'élastique et tout le bazard.

Samedi.

Réveil plus ou moins difficile selon l'heure de retour, rentré à 2h et demie, je suis le premier levé, douché, prêt. Une fois mon pote Luis d'attaque à son tour, on se décide à chercher un hotel moins cher quitte à sacrifier un peu de confort, la piscine par exemple. Pendant ce temps là, les autres sont justement en train d'en profiter..

Après une bonne heure à déambuler dans les parages, le désespoir s'installe, tout est complet. On avale un bon p'tit déj' pour se mettre les idées au clair avant l'ultime tentative, une auberge de jeunesse en face de la plage qu'on avait repéré la veille. Et là, c'est le miracle : dispo ! Il y a de la place pour tout le monde, pleins de douche, le petit déj' le matin, et c'est moins cher, parfait.

Une fois les affaires transférées la journée "vacances" peut enfin commencer. On va en voiture à une super plage un peu plus éloignée, d'où on prend un bateau (oui, un bateau, enfin une barquette, quelle horreur !) à fond transparent qui nous conduit jusqu'à une petite île tout en nous faisant tout un speach touristique sur la plage, notemment à qui appartiennent les immenses villas, la faune locale (il y a un super plongeur qui descend nous récuper ou montrer tout un tas de trucs), etc. On a même vu la vierge ! La 'tite vierge d'Acapulco, planté sur un cailloux au milieu de l'océan, avec sa copie conforme (fallait pas déplacer l'originale quand même) qu'ils ont fait bénir par Jean Paul 2 avant de la "balancer" à la flotte juste à côté de la grande soeur. Enfin, bref, très divertissant.

Mais on est quand même content de retrouver la Terre ferme. Une fois sur l'île : bière et plage, bien sympatique. Mais arrive l'heure du déjeuner et l'on repart : escale dans le vieux Acapulco, avant de repartir vers un autre coin de paradis.. Le vieux Acapulco n'a pas grand chose de sensas' à part la vue, bornée d'un côté par l'océan et de l'autre par les montagnes. Ici on se croirait dans une ville "normale" du Mexique. Le zocalo est tout petit mais tout charmant, très vert. C'est toujours un ravissement de découvrir de petites jungles au beau milieu de la ville.. On mange très bien (voire trop) pour très pas cher dans un joli p'tit resto, et le bide lourdement lesté on se remet en route pour une plage encore plus éloignée, quelques kms en dehors d'Acapulco.

Après un bon petit trajet sur une route aussi misérable que la dernière vieille route du Cantal (bon j'exagère un brin, mais une route pourrie quoi, comme toujours d'accord mais à Acapulco, quand même !), on finit par prendre un chemin sur la gauche et 200m plus loin nous voilà sur la plage, déserte, ou presque. Cool ! Il y a des restos tout le long, avec des tables et des transats à l'ombre, ensuite une large plage et puis après ben l'océan. Peu de monde, genre 100 personnes grand max sur 4kms de plage. Des types proposent des ballades à cheval et du canabis, des vielles femmes vendent des colliers, ça reste quand même touristique ;-)

Les vagues sont très fortes, ce qui explique probablement le peu de monde, je ne m'y risque pas et les autres se fatiguent vite, même pas une heure après on est échoué dans des hamacs (d'un resto où ceux qui voulaient se doucher ont dû consommer) à attendre que le soleil se couche : l'extase. Malheureusement le ciel s'est un peu couvert, gâchant le spectacle et l'on n'a droit qu'à de belles lumières rouges, c'est tout. Mais le hamac valait bien l'attente, et il nous faut encore un bon moment avant de réussir à s'en extraire.

Retour dans le centre, dinner, marché (oui, bien sûr qu'il y a un marché) vite fait et abandon des autres qui vont dans une super boîte qui coute les yeux de la tête (pour rester poli) : Luis et moi rentrons à l'hotel, il est presque minuit, au lit.

Dimanche.

Couchés tôt, levés tôt. P'tit déj européen vite avalé et hop hop hop à la plage où l'on passe la matinée, rejoints petit à petit par les autres.

On s'en va la peau à peine cuite (ciel un peu couvert) et le ventre bien vide, à table. Déjeuner, pas de bol, dans un resto spécialisé poisson et fruits de mer qui valait quand même bien le détour : c'est grand, ouvert sur la rue sur toute la longueur, il y a un vieux jukebox qui hurle de la musique qui sonne beaucoup plus jeune que lui (au grand dol des autres qui ont les oreilles en miettes de la boîte de la veille), et au fond il y a un type derrière un étalage de poisson tout à fait du genre du poissonier dans Astérix mais à la mexicaine, avec un gros couteau, qui peux vous préparer n'importe quoi sur simple désignation. Pour moi ce sera une bière merci.

Ceci fait, on échoue sur une plage, où l'on peut louer des jetskis ! 300 pesos la demie heure, négociée 250, à deux dessus ça fait 125 par tête (et oui j'ai toujours mes bases de maths), c'est pas cher, c'est parti.. Wow ! Le jetski, ça déboite ! Ca fonce, ça saute et ça éclabousse beaucoup ! C'est aussi physique et dangereux que c'est marrant, tip top. On s'éclate tellement qu'on dépasse un peu la demie heure convenue, après tout on est au Mexique, ici ils ne sont pas à la minute près.. Et ben les loueurs de jetskis, presque. On rentre au bout de trois bon quarts d'heure, le type essaie de nous extorquer 100 pesos de plus, on lui rétorque alors qu'il aurait dû nous faire signe, et après des négociations sans franc succès on lui file chacun 20 pesos en prétextant que c'est tout ce qu'on a, le type hausse les épaules et on s'en va, moulus.

Autre plage, la plus incroyable : elle s'étend à perte de vue des deux côtés, le sable le plus fin que j'ai jamais vu, pas de resto, pas de table, rien, 15 personnes à tout casser. Les motivés vont se baigner et pendant ce temps des mexicains nous expliquent que c'est vaguement dangereux, qu'il y a des courants très forts, et que quelqu'un s'est encore noyé la semaine dernière. Ceux que les autres nous confirment en revenant, livides de la peur qu'ils ont eu de tous y rester ! Conclusion à propos des plages désertes : elles ne le sont pas pour rien, mais les mexicains sont pas foutus de planter un panneau d'avertissement. Mais l'eau mise à part, il reste le sable, et on n'y est pas s'y mal. On y reste jusqu'au coucher du soleil, et on rentre dinner.

Ensuite commence ma meilleure soirée mexicaine, sur le plan musical en tout cas : Hard Rock Café. On approche, je distingue une fontaine avec une guitare lumineuse géante en face de l'entrée, deux "Les Paul" dorées soutiennent une petite rampe de chaque côté de la porte, laquelle est surplombée d'une demie Cadillac rose immatriculée "God is my copilot", et l'on entends distinctement "Sad but true" de Metallica depuis dehors, bonheur intense.

A l'intérieur c'est un vrai musée, il y a plein de photos dédicacées et surtout une bonne cinquantaine de grattes, dédicacées elles aussi par les "grands" du rock des années 60-80. Côté son : Old School mais efficace, Pink floyd, Kiss, Guns and roses, etc. Un peu plus tard, un groupe entre en scène, bon niveau, bonne présence et un répertoire célébrissime, malheureusement ici pas de fosse surexictée aux pieds de la scène mais des familles atablées devant leur dinner qui balancent gentiment la tête au dessus de leur assiette. Mais bon, nous un peu plus loin on en profite bien quand même malgré l'effort nécessaire pour se tenir calme. Et grâce à un pote méxicain qui nous accompagne, le groupe nous dédicace une chanson : "Enter sandman" de Metallica, ils ne pouvaient pas mieux tomber, génial ! C'est donc la tête pleine de gros riffs de guitare qu'on se rentre à l'hotel sur les 3h du mat' environ, satisfaits, ravis même.

Lundi.

Il était temps que ça finisse, ça devient presque la routine : p'tit déj' et plage jusqu'à 13h. Allez on se casse, la route nous attend, et le froid au tournant.. Au fur et à mesure que défilent les kms le thermomètre redescend. Cette fois-ci on prend l'autoroute histoire de gagner du temps, mais ça reste une autoroute mexicaine ! Travaux sur la moitié du trajet, occasionant bouchons et ralentissements divers, il faudra plus que les 4h prévues pour rentrer.. Heureusement il y a des marchés même sur les aires d'autoroutes et on y trouve tout ce qu'il faut pour survivre jusqu'à la prochaine.

Au bout de 7 petites heures de trajet, on a déjà quitté l'autoroute et l'on est plus très loin de Toluca quand on se décide à s'arreter dinner dans un bled misnuscule, qui doit compter presque autant de restos que d'habitants. Notre préférence va pour celui qui à l'air fermé, on nous a dit qu'on y mangerait bien pour 30 pesos. Seul ombre au tableau, c'est fermé, éteint, vide ? On frappe, on appelle, et gagné : 5 minutes plus tard on est atablé devant une assiette de poulet, avec du riz, des flageolets et des tortillas à volonté, que viva México !

Encore une bonne heure de route et nous voilà à de retour à la réalité : Toluca, 8°.

Posted by Tsharlz at 22:19:46 | Permanent Link | Comments (1) |

Viernes, Febrero 02, 2007

Administration : Suite mais pas fin.

Ce matin, retour à l'administration, nouvelle tentative de "régularisation". Arrivée 9h moins 10, je suis le premier, j'ai toutes mes chances de boucler ça vite fait bien fait.

9h05 ça ouvre, j'entre, j'attends.. Je prends un numéro, j'attends.. Ca me laisse le temps de jeter un oeil autour de moi, cet endroit c'est du grand n'importe quoi : on dirait un vieux cagibi, un gros tas de cartons, un foutoir énorme ! C'est plaquardé d'affiches de propagande contre la corruption (carrément traduit dans un français atroce) et l'émigration : "du rêve au cauchemard, la fin, la soif, 3 jours de marche dans le désert avant d'arriver au premier endroit peuplé, 50° le jour, -2 la nuit.. Protège ta vie, ne prends pas le risque." Plan à l'appui et tout et tout. Bon, les choses sérieuses commencent, le guichet ouvre et je commence à débaler mes papiers à la demande de la dame.. Premier souci : j'ai photocopié les pages de mon passeport et celles de mon visa sur la même feuille (les 2 en même temps, pratique, enfin je croyais) et ça ne va pas ! A refaire ! Ensuite manque une photocopie d'un truc qu'on ne nous a jamais demandé de photocopier, il faut un état du compte en banque pour prouver les virements et pour finir la lettre solicitant la fameuse inscription est à modifier, donc à refaire.

Je file faire les photocopies, je trouve un cyber café d'où je retappe la lettre et l'imprime ainsi que l'état du compte.. Retour à là-bas, la dame est occupée avec quelqu'un d'autre et le guichetier d'à côté ne veut pas me prendre sous prétexte que j'avais commencé avec la dame. Les gens défilent à l'autre guichet, ça commence à bien se remplir. Pendant les temps morts au guichet, je discute avec le type qui est devant : C'est un français lui aussi. Il a rencontré sa femme, qui est méxicaine, en France et une fois mariés ils sont venus ici, ça fait 4 ans qu'il est là, il a une voiture, un restaurant et aucuns papiers ! Il me dit que quand il se fait controller il donne 20 balles et c'est réglé, mais aujourd'hui coup de nerf il veut mettre un peu d'ordre. Rien qu'à l'annonce de tout ce qu'il faut photocopier il se dit qu'il a eu tort..

Il s'en va, me cédant la place, deuxième round. Après deuxième vérification de tout ce bazard au complet il s'avère qu'il faut encore modifier cette maudite lettre, et oui, entre temps elle a eu le temps de trouver autre chose à rajouter ! Autre cybercafé donc (cette fois il est 10h passée donc j'en trouve un ouvert plus près), nouvelle modif' et retour à la case départ.

Cette fois-ci tout à l'air en ordre, elle embarque tout, me file un autre numéro et me dit qu'elle va m'appeler "tout de suite après". Une bonne demie heure plus tard, on m'appelle pour me détailler à fond : front, yeux, nez, bouche, tout y passe, inventaire des cicatrices etc. Ensuite je dois encore patienter, on va m'appeler "tout de suite après". Encore une quarantaine de minutes, et on me convie enfin au double tamponnement (logo immigration et ensuite date du jour) de chacune des "ouat-mille" feuilles que j'ai donné, avant de me rendre mon passeport, et de me dire en me foutant dehors que je dois rappeler d'ici une 'tite semaine pour savoir où ça en est.

Voilà, je me retrouve dans la rue, avec un kilo de papier et quelques neurônes en moins, je suis en retard, très. Taxi, école, exams, la vie continue !

Posted by Tsharlz at 02:03:09 | Permanent Link | Comments (0) |

Jueves, Febrero 01, 2007

La . . . TURISTA !

Voilà une expérience mexicaine dont je me serais volontier passé !

Mais bon, tant qu'à en avoir une mauvaise, mieux vaut ça que de se faire braquer un flingue sur la tempe.. Malheureusement l'un n'empêche pas l'autre !

M'enfin là tout va bien ou presque, disons beaucoup mieux, je me sens déjà d'attaque pour Acapulco. Départ vendredi 14h. D'ici là : exams dans tous les sens, montagnes de devoirs, la routine Tec.

Posted by Tsharlz at 02:03:11 | Permanent Link | Comments (0) |