Domingo, Enero 28, 2007

Week end loose à Toluca

Ce week end, rien de spécial au programme, les examens approchants et Acapulco de prévu le w.e. prochain, on reste tranquille à Toluca. Le plan c'est de grimper au volcan le samedi matin, de boucler le centre ville dans l'aprem, éventuellement faire une 'tite fête le soir et de bosser dur le dimanche. Déjà pas folichon sur le principe mais au final encore pire..

Samedi matin, motivé malgré la pluie, vêtu "en double", prêt à affronter le grand froid (C'est que ça finit par être pas mal haut là-bas), dans un taxi au tarif négcié durement, on est en route quand le chauffeur s'arrête pour nous montrer une feuille orange : Route fermée. Il demande confirmation au près des flics dont une voiture est garée de l'autre côté de la rue, affirmatif, pas moyen d'approcher à moins de 10 bornes des lacs (oui, y a des lacs en haut, pardon je m'égare) à cause de la neige (oui, oui, de la neige.. rare mais vrai). Retour illico à la maison histoire de tomber quelques épaisseurs et direction Toluca centre.

Le centre de Toluca a beau être énorme, il y a vraiment très peu de choses à voir. On débarque aux "portales", une galerie commerciale. Premier regard sur les téléphones portables, qui ne tarderont pas à s'avérer indispensables, du fait qu'on est toujours de plus en plus à bouger toujours plus loin, et que ça facilite l'orga des soirée de dernières minutes (enfin, des soirées quoi). Le premier prix est à 360 pesos, c'est vraiment pas cher (d'autant plus qu'il y a 100 pesos de crédit inclus) mais on trouve que ça l'est, on continue notre route en se disant qu'on peut trouver encore plus "cheap" ailleurs. On arrive au Zocalo, grande place du centre ville : cathédrale et autres gros édifices imposants, mais pas une âme qui vive au milieu de tout ça, ça fait bizarre.. On pousse plus loin jusqu'au jardin botanique, le truc le plus chouette !

C'est une ancienne halle de marché, reconvertie en une vraie jungle de plantes et de petites étiquettes d'explication, et surtout dont les fenêtres sont des vitraux énormes qui en font le tour, représentant la vie humaine, de la naissance à l'adulte, dans un tourbillon de formes et de couleurs. Sorti de là, reste les magasins, les marchés, partout, c'est tout.

On continue nos recherches du téléphone le moins cher du monde, sans succès, les prix sont à peu près les mêmes partout.. Mais bon quit à faire un peu de shopping, autant ne pas faire semblant et essayer de trouver tout ce dont on a plus ou moins besoin. Rien, en ce qui me concerne, mais sait-on jamais sur quoi on peut tomber, je ne suis pas contre fouiller un peu.

On déjeune et on continue, toujours pas de téléphone moins cher.. Par contre après plusieurs heures de vaines recherches de quoi que ce soit d'interessant, je tombe "nez à nez" avec une chose que je recherchais depuis une éternité ! Il y a ma taille.. C'est soldé à 70%, ça revient donc à 700 pesos.. C'est bien pur cuir.. Il est parfait : Un perfecto ! Le blouson de cuir avec le zip de travers, véritable uniforme des rockers des années 70. Une découverte comme ça, ça vous sauve une sale journée ! Et c'est avec mon nouveau cuir dans un sac en plastique que je continue la mission course, ravi.

Le soir, pizzeria et soirée tranquille.. La pizzeria super ! La soirée tranquille dégénère sur les 11h en "on va à tel bar, vous venez ?", ce qui n'est pas pour m'enchanter vu que je compte me lever tôt demain pour travailler d'arrache pied. Alors que je refusais la porposition, je me laisse convaincre par l'argument que c'est un bar "rock" et que le samedi y'a toujours un p'tit groupe qui pousse la chansonette. Après tout un concert ça se refuse pas et ça fait toujours plaisir..

Mais arrivé là-bas, c'est le drame : Tout le monde ne doit avoir la même conception d'un bar "Rock". C'est tout blanc, blindé de beaufs, il y a (uniquement) des bouteilles de Perrier sur les étagères derrière le zinc et de la techno-house-daube à fond dans les enceintes, c'est la désillusion fatale. J'y passe deux heures interminables sans pouvoir me remettre du choc, et me casse blasé, n'en pouvant plus.

Voilà mon samedi, je m'étendrai pas sur le dimanche : j'ai fait le marché, c'était fun mais pas top et sinon j'ai bossé toute la journée, la loose.

Y'a des jours avec et des jours sans.. Demain, je rejoue ;-)

Posted by Tsharlz at 18:43:39 | Permanent Link | Comments (1) |

Martes, Enero 23, 2007

Les petits soucis administratifs

Visa gratuit qu'ils disaient.. Sauf qu'en arrivant, on vous explique qu'il faut payer la peau d'une fesse pour l'incription consulaire je ne sais plus quoi ! Et dans le mois suivant l'arrivée s'il vous plait sinon : amende !

Donc ce matin, courage, j'y vais avec un pote.. On a déjà photocopié toutes les pages du passeport et du visa, on a tout un tas de papier de l'école et d'ailleurs, mais manquent encore (entre autres) des photos d'identité noir et blanc et surtout un papier de la banque, sorte de timbre fiscal avec lequel se paie l'insciption..

On déboule donc dans le centre, on trouve les photos mais on voudrait commencer par la banque, il y aura surement plus d'attente là-bas. Mais bon, on trouve pas la banque alors on se résigne aux photos.. Et là, c'est le drame. Rien n'est rapide au Mexique, mais quand même ! On attend une demie heure qu'une fillette et sa bande de copines nous laissent la place, et là, pas de miracle, ça va toujours pas plus vite que la musique pour autant.. Une autre demie heure et 130 pesos plus tard (les photos d'identité les plus chères du monde) on se dirige enfin vers la banque que la photoraphe a eu la bonté de nous indiquer.

La banque a la bonté de nous envoyer bouler, disant qu'il nous faut un papier de l'immigration avant tout. On va donc a l'immigration. RE-attente. Y a plein de français, encore. Mais on attend pas trop, on nous explique en se moquant un peu (va comprendre) tout ce qu'il faut qu'on apporte jusqu'à ce qu'on soit convaincu qu'il faudra revenir un autre jour.. M'enfin on choppe le papier de la banque.

RE-la banque. On rempli, on paie, et on négocie dur pour une photocopie parce que ces requins voulaient nous garder le précieux papier ! Mais bon finalement on repart avec tout ce qu'il faut et l'espoir que la prochaine fois sera la dernière..

LA SUITE AU PROCHAIN EPISODE.

Posted by Tsharlz at 04:58:41 | Permanent Link | Comments (0) |

Lunes, Enero 22, 2007

Cuernavaca + Taxco

Au programme ce week end : Cuernavaca et Taxco.

Luis, un copain de classe, avec qui je suis en groupe pour un projet d'info, m'a proposé de nous accompagner, mettant à disposition une voiture et peut être deux si son frère est tenté par l'aventure : Super sympa ! D'ailleurs les deux frangins tout en étant brillants élèves sont hardos à souhait, un batteur (le frère) et un guitariste (mon pote), ils ont vu 2 fois Metallica mais aussi Pantera, Iron Maiden et j'en passe !

Malheureusement, le frère a trop de boulot, il y a donc une voiture au rendez-vous le matin. On est 10 en tout.. Et bien on tient ! C'est une 7 places théoriquement mais avec un gros effort et pas mal d'inconfort, on s'y tasse. C'est quand même mieux que de payer le bus et de devoir se retrouver je ne sais où.

Départ donc pour Cuernavaca, capitale de l'état de Morélos. Il faut passer par México parce qu'il n'y a pas de route directe, on doit être à 50 bornes à vol d'oiseau mais au final ça fait deux bonnes heures de route. D'autant plus que le périph' est en travaux dans México, ce qui nous coute 3 petits quarts d'heure le temps de s'y retrouver dans ce bazard..

Après je ne sais plus combien de détours, de demandes d'indication du chemin, et de cris de douleur de ceux qui sont entassés derrière (moi je suis devant, c'est mon pote), on arrive enfin à Cuernavaca. On s'arrête au premier marché qu'on trouve : Déjeuner !

Ensuite on file vers le centre, on se gare un peu avant dans le parking d'un supermarché, et on marche (au fait 25° comme d'hab) une centaine de mètre jusqu'à atteindre la première chose à voir : Les jardins Borda. Zut, c'est payant, mince alors, et en plus gratuit le dimanche.. Gros radins que nous sommes (souvent fauchés, toujours marteaux) on se résigne à le faire demain matin avant de repartir. Pour se consoler on fait un petit marché à côté et on jette un oeil à quelques églises sur le chemin de la place centrale, ou nous attend le Palacio Cortés, ancienne demeure du célèbre conquistador, devenue aujourd'hui un musée abritant entre autres merveilles une "murale" de Rivera retraçant l'histoire de la conquête et de l'indépendance.

Cela vu, marché d'artisanat, regorgeant de petits riens tous plus beaux, colorés et inutiles les uns que les autres : Merveilleux.

On décide ensuite de pousser jusqu'à une cascade réputée énorme, un peu plus loin. Un petit hot dog, un petit taxi, et nous y voilà ! Effectivement, c'est énorme. Et surtout superbe, très vert.. La cascade doit bien faire une quarantaine de mètre, donc on est en fait dans une sorte de ravin gigantesque. La descente et remontée des marches nous ont à peine diminué tellement nous sommes ravi, de retour dans les rues alentour c'est la jungle : Des arbres, des plantes, des fleurs à perte de vue. On distingue vaguement les maisons derrière tout ça..

Prochaine et ultime étape : Le Castillito, un petit chateau-musée. Qui s'avère finalement être une vaste blague, deux pièces avec des vieilles photos encadrées. Ne pouvant terminer la journée la dessus, on se met alors en recherche d'un bar tout en se dirigeant vers le centre où l'on devra ensuite trouver un endroit où dormir et se garer..

Le bar, c'est fait. Une bière, un sandwich, et commence la quète de l'hotel. On nous en indique un qui s'avère un peu cher mais aussi tout proche de tout un tas d'autres pas cher ! On en choisi un potable quand même, on gare la voiture, et la soirée commence..

Diner en ville, sur la place centrale qu'on est contraint de partager avec des groupes de jeunes qui jouent au foot et des rats énormes. Ensuite les autres vont en boite, Luis et moi ne sommes pas très tentés mais comme les filles ont négocié dur pour qu'on ne paie pas l'entrée, on y rentre.. Une demie heure plus tard on est 500m plus loin, dans un petit bar qui passe un concert de Depeche Mode, une bière à même pas 1€ à la main, mieux. On termine ainsi la journée du samedi, bien mais pas top cette journée, j'aurais espéré qu'il y ait plus de choses à voir.

Dimanche

Réveil de bonne heure pour être à 9h au jardin, heure présumée d'ouverture. On arrive à 9h10, mais c'est fermé ! Pourtant les employés sont là, et nous aprennent que ça n'ouvre qu'à 10h : zut. On tente alors de négocier, c'est devenu une habitude : "SVP, on est étranger, on vient de Toluca et on doit repartir d'ici peu, sinon on ne pourra pas le voir, etc." mais rien n'y fait, ils tiennent bon ! Après consultation de l'avis de chacun on décide de prendre un vrai p'tit dej' dans le coin en attendant 10h, après tout on est pas si pressé..

De retour à l'entrée du jardin à 10h moins 5, il nous faut attendre jusqu'à ce que l'église sonne 10h pour pouvoir passer, il était temps (malheureusement les méxicains sont souvent en retard mais jamais en avance). Cependant, à peine à l'intérieur (ou l'extérieur je ne sais pas comment le dire) tous le monde oublie illico le désagrément et tombe d'accord pour s'exclamer que ça valait bien la peine : Nous sommes dans un jardin immense, organisé en multiple petits "sous-jardins", avec chacun une fontaine au centre et des grands arbres autour, qui communiquent par des petits sentiers bordés de fleurs : Magique. Les petits sentiers nous mènent au final à une place où quelques marchands d'artisanat s'organise autour d'une fontaine géante, il y a du soleil, des bonnes odeurs et de la musique en prime du doux babil de la fontaine, c'est paradisiaque.. Ensuite on remonte par un autre côté, toujours suivant un petit chemin pavé au milieu de la jungle. Il y a un grand basin plein de barques et de canards, mais on a pas le temps pour ça, tout le monde dehors, retour à la civilisation.. Au sortir on se croirait à New York rien qu'à voir une rue à double file tellement on revient de loin, mais une fois remis du choc, la motivation est revenue intacte, on file à Taxco !

Le dépaysement du trajet égalait presque celui des jardins, presque deux heures de routes d'abord au milieu du désert, où seuls les cactus, les cailloux et l'herbe jaunie composait le paysage sur des immensités incroyables, ensuite dans la montagne et tout ce qu'elle peut offrir de plus charmant : petits village dans les vallées et vue splendide. La seule constante entre ces deux mondes ce sont la route (en piteux état mais existante puisqu'on est dessus), les petits bleds le long de la route (il y en a même dans le désert) et les animaux, eux aussi le long de la route, qu'on retrouve toujours à proximité des villages : vaches ou ânes, à moitié sur la route le plus souvent, broutent l'herbe des bas côtés.. Attention aux sorties de virages !

Quelques km avant Taxco, on fait un petit détour pour voir les grottes de Cacahuamilpa, les plus grandes et les mieux "arrangées" du Mexique, véritable attraction pour des touristes étrangers ou non. Ondéjeune sur place avant de pénétrer dans un gouffre immense, blindé de stalagtites et stalagmites qui dessinent tout et n'importe quoi selon un guide qui tous les deux mètre interprète un bout de caillou comme un truc mystique, artistique ou pire encore. C'est tellement grand qu'on en verra pas le bout faute de temps. Après un petit tour à l'air libre dans les parages, on remonte en voiture pour rejoindre Taxco.

A l'approche de la ville tout le monde s'extasie déjà, c'est canon ! Taxco, la ville de l'argent, est un superbe village de montagne, qui s'étend sur une bonne centaine de mètre de dénivelé, exposant ainsi ses maisons colorées. Vu de loin c'est beau, vu de près c'est mieux : Que des rues sans trottoir ou des trottoirs sans rue, bref un monceau de ruelles ! Celles qui sont pratiquables en voiture ne le sont qu'à grand peine tellement c'est étroit et bien sûr en sens unique. C'est un peu comme un village corse mais avec un charme secret mexicain en prime..

Une fois garé, aidé par un policier nullement choqué qu'on soit 10 à descendre d'une seule voiture, on rejoint vite le centre ville.. C'est infesté de magasins de bijoux ! Je vous rassure il y a quand même un marché, avec du bazard et tout, mais l'argenterie prédomine, des bijoux à perte de vue ! Et des bijoux de tous les côté, dans un petit village magnifique déjà en lui-même, et bien ça fait son petit effet ! On entre dans un marché où l'on vend exclusivement des bijoux, on nous a dit que quelque part là dedans y avait des types qui "fabriquaient" l'argent et qui pourraient nous montrer. Effectiement, dans un coin, il y a une pièce de même pas trois mètres carrés, où sont entassés quatres types aux airs de clochards, qui nous expliquent avec une extrême amabilité (démonstration à l'appui) leur métier : Ils extraient l'argent des cailloux qui viennent des mines et en font des bobines de fil qui sont la base de tout ce qui suit.

Certain veulent voir les bijoux, d'autres les rues, on se sépare donc en petits groupes et je pars à la découverte de ces ruelles minuscules qui sillonnent la ville dans tous les sens.. On commence par monter pour apprecier la vue "intra-muros" puis on redescend visiter le centre. On finit par découvrir un vaste marché sous-terrain : Goûter !

Enfin, tout le monde est au rendez-vous, certaines filles ont craqué et ont acheté des bijoux énormes pour des prix très intéressants, on dine et on s'en va (le flic est toujours là, on donne la pièce pour avoir gardé la voiture) avec l'envie et la certitude de revenir dans quelques mois avec plein de sous ;-)

Posted by Tsharlz at 18:27:33 | Permanent Link | Comments (1) |

Viernes, Enero 19, 2007

Les . . BUS !

Triste comparaison, les bus au Mexique sont un peu comme les gens, il en existe 2 sortes : Des luxueux et des tout pourris par la misère. Il y a les bus de voyages, et les bus de ville..

- Les bus de ville sont des petits bus d'une vingtaine de places, gagne pain d'un honnête citoyen qui roule non-stop de 5h du mat à minuit tous les jours. 5 pesos le trajet, prix unique dans tout le Mexique.
On se demande comment ils peuvent encore rouler, ils font un bruit infernal et fument à vous asphixier à 20m. Ils y en a quelques uns qui, à l'arrêt, passeraient presque pour des bus français : peinture encore à peu près intacte, pas de fenêtre cassée, portent qui ferment, parfois même un sticker avec des pictogrammes "clim, musique, lumière et chiottes". Mais une fois dedans bas les masques : sièges en plastique. Oui, point. Des sièges en plastique, et un truc religieux suspendu au rétro (sans compter les images de Jésus ou Marie collées à des endroits divers. Parfois on peut ouvrir les fenêtres, parfois y'a plus de fenêtre, et parfois y'a des fenêtres ferméesalors le chauffeur roule portes ouvertes.
Pas de companie, pas de ligne, pas d'arrêt. Les gens peuvent le prendre n'importe où, le conducteur s'arrete sur un simple signe de bras des gens qui veulent monter ou un coup de sonnette de ceux qui descendent. Les endroits "clés" desservis sont inscrits sur une pancarte affichée sur le pare-brise.
Vu l'état des routes, si vous passez plus de 20 minutes dans un de ces bus, ce qui peut s'avérer nécessaire quand on est en périphérie et qu'on rejoindre le centre, mal de dos voir torticoli garanti !

- Les bus de voyages, eux par contre sont bien plus luxueux que le plus beau bus que j'ai jamais vu en France. Seul détail traître de México : les freins tambours.
Voyager en bus ne coûte pas très cher, il faut compter une cinquantaine de pesos par heure de trajet. Pour ce prix là vous embarquez avec casse dalle et cannette dans un bus immense, avec des écrans dvd partout, des écouteurs (musique ou son du film au choix) pour chaque siège, lesquels sont ultra espacés pour que chacun puisse s'allonger complètement sans importuner son voisin. Et pour un confort optimal, une "tablette" moquettée pour reposer ses jambes. Sans m'étendre sur les porte-gobelets, les compartiments à bagage, les lampes et clims individuelles, rideaux, etc. Cette fois bien sûr, il y a des toilettes.
Tout y est pour un voyage agréable, vous pouvez dormir, vous pouvez regarder le(s) film(s) ou le paysage, disserter avec votre voisin ou faire ce que vous voulez..
Et il y a enfin quelques rares bus standards, genre des bus quoi! Ils rejoignent les petites destinations, rarement plus d'une heure de trajet, pas de pique-nique fourni, les 3/4 du prix d'un "super" bus, départs tous les quarts d'heure environ, pratique.

Voilà, c'était un chapitre sur les bus, drôle d'idée mais pourquoi pas ? De toute façon c'est un drôle de pays. Pour pas dire un drôle de merdier, oups..

Posted by Tsharlz at 02:26:31 | Permanent Link | Comments (1) |

Jueves, Enero 18, 2007

Au Mexique, on a le temps..

Je cite un paragraphe de mon livre de cours sur la société mexicaine, c'est trop bon :

En nuestro país, a diferencia de otras culturas, el mexicano no depende del tiempo, el tiempo depende de él. Ser impuntal es demostrar no solo el dominio que el mexicano desea tener no solo de su proprio tiempo, sino también del de los demás. La vida, en si misma, ya es demasiado seria y conflictiva, como para también tomarla en serio y "a tiempo". Por eso, cada mexicano"se toma su tiempo", y lo toma en exceso. A veces "no le alcanza el tiempo", y se ve obligado a dejar para mañana lo que puede hacer hoy. Sin embargo, siempre encuentra un "tiempito" para "echarse lo chorcha" o "echar relajo", aunque esto signifique "colgarse en el tiempo", y mañana "no tener suficiente tiempo" para "matar el tiempo", pero total, "ahí se va" y "ahí la lleva", que al cabo "mañana, como quiera, todo sale, y ya habrá tiempo".

Sociedad y desarrollo en México - Sentimientos mexicanos - Alejandro del Bosque

Posted by Tsharlz at 02:25:24 | Permanent Link | Comments (3) |

Martes, Enero 16, 2007

Le p'tit dej' mexicain

Premier repas de la journée, le petit déjeuner doit calmer la faim un bon moment puisqu'après on ne déjeune pas avant 14 ou 15h : Mission réussie !

- Entrée : On commence par une bonne assiette de fromage balnc pleine de fruits (banane, poire, pomme.. toujours 2 différents) coupés en morceaux.

- Premier verre de lait.

- Ensuite vient le plat principal : des flageolets et 2 oeufs brouillés avec des morceaux de tomates, de pommes de terre ou de jambon.

- Deuxième verre de lait.

- Dessert pour finir le verre de lait : Un morceau de "pan dulce", du pain un peu sucré, sorte de viennoiserie.

Et voilà la formule gagnante pour tenir bon jusqu'au déjeuner, bon appétit.

Posted by Tsharlz at 17:31:35 | Permanent Link | Comments (1) |

Lunes, Enero 15, 2007

México D.F.

Ce week end : la capitale, le D. F. (distrito federal) comme ils disent..

Départ le samedi matin du point de rendez-vous habituel, on est peu nombreux cette fois-ci, tout le monde n'a pas la motiv' de bouger si loin et certains vont visiter les environs, on est donc 6.

Après une heure et quart de bus on arrive à México, à l'observatoire. On espère prendre un bus de ville pour rejoindre le centre, histoire de profiter un peu du trajet pour contempler cette ville énorme. A peine dans la rue (au fait il fait 25°) on constate déjà le bordel : le "terminal" de bus est encerclé par un marché énorme, il y a un monde fou, on vend de tout et surtout de n'importe quoi, tous les 10m un poste crache la mélodie d'une nouvelle chanson, à ce bruit fracassant s'aditionnent les cris des marchands.. Bienvenue à México.

Constatant le nombre (énorme) de bus qui passent avec mille destinations variées mais jamais la nôtre, on se décourage en "moins de 2" et en s'engouffre dans le métro, lui aussi perdu au beau milieu du marché.

Le métro de México coûte 2 pesos (1 franc). A l'entrée, il nous faut une bonne minute pour comprendre que le fameux ticket est avalé, et qu'il ne ressort que s'il ne passe pas : piège. Le métro est orange, tout carré, avec un drapeau du Mexique collé sur la voiture du conducteur. Dans certaines rames il ne passe pas un courant d'air, pour le plus grand dol de tous, ça fouette la sueur à en mourir ! Les stations ont bien sûr un nom associé mais aussi un pictogramme propre, pratique pour les analphabètes. Des gens (le plus souvent des enfants de 8-10 ans) avec des amplis dans leurs sacs à dos vendent des cds gravés 10 pesos et des femmes bardées de bébés vendent des grilles de mots croisés.. Quand même un peu pire que le métro parisien.

Un changement plus tard, on arrive à la station voulue et enfin on retrouve la surface. On est sur la place du Zocalo, en plein coeur de México, et quelle est la première chose qu'on voit ? Un marché. Avec un drapeau mexicain gigantesque qui s'élève majestueusement au dessus de ce bazard, ornant le ciel bleu azur.

Commence la recherche de l'hotel, histoire qu'on pose les sacs le plus vite possible. Un premier hotel cher a l'etrême courtoisie de nous en indiquer un autre 3 rues plus loin à moitié prix. On finit par trouver, on abandonne nos bardas et on traverse le Zocalo pour atteindre le quartier colonial, encore une fois envahit pas un marché sans fin. Et là, c'est le drame, on ne peut plus résiter plus et on craque au stands de bouffe, c'est encore moins cher ici qu'ailleur : bonne raison pour essayer.

Après une boucle d'une bonne heure, plus dans un marché que dans un quartier colonial, nous revoilà au Zocalo. Direction alors le palacio nacional, et sa fameuse fresque de Rivera qui représente toute l'histoire du Mexique ! Contrôle d'identité par l'armée à l'entrée, j'entre dans la cour intérieure.. J'avance encore un peu, je me retourne, et BOOM ! Une page de ma vie qui tourne, elle est là, sous mes yeux, au dessus du grand escalier : la "murale". Des indiens aux communistes tout y est, coloré, énorme, saisissant, choquant ! D'autres nombreux murs sont recouverts des couleurs de Rivera, illustrant la vie et la culture des indiens, et c'est gavé de ces images et une trantaine de photos plus tard que je ressort ébahi du palacio nacional. Retour sur Terre, je suis dans la rue ou plutôt dans un marché (encore), j'y étais, je l'ai vu, c'était super.

On va ensuite au templo Mayor, ruines d'un ancien temple, et au musée associé. C'est impressionnant mais en mauvais état (il n'en reste pas grand chose). C'est quand même une preuve en plein coeur de la ville de la grandeur des civilisations pré-hyspaniques.

Prochaine étape : la zona rosa, les beaux quartiers de México, les coins riches, branchés et tout et tout. Résultat : des gros buildings, des palmiers, des gens qui paraissent européens et rien d'extroardinaire sinon les arbres dans les rues, immenses et variés, qui donne une petite impression de jungle de part et d'autre du bitume.

Tout ça nous a mené jusqu'au dinner, qu'on prend sur un marché (pour changer). Première déception culinaire : Je prends une sorte de galète verte saupoudrée de tout un tas de trucs étranges, super appétissant, dont j'avais rêvé une bonne partie de l'aprem, et désastre, c'est fade, enfin épissé bien sûr mais sans goût, catastrophe. Oublions.

La soirée commence, préchauffe tranquille à l'hotel avec des américains qui trainaient par là, et vers minuit direction la meilleure boîte de México selon le guide du routard, pour fêter dignement l'annif d'une des filles du groupe. Bien mais pas top, avec un pote, brassés, on sort faire un tour vers 3h, tout le monde se retrouvera devant d'ici une 'tite heure. On cherche quelque chose à avaler, mais on est dans le fameux quartier des affaires de cet aprem et y'a rien de vivant dans les parages.. Pour compenser, on va pisser près d'un jardin public. En revenant, les flics. Ils nous voient, ils s'arrêtent. C'est vrai qu'on avait pas vraiment grand chose à faire là, mais bon un petit pipi c'est pas non plus du traffic de stup, ça mérite pas une nuit en taule ! Ils sont toujours dans leur voiture. On part de l'autre côté l'air de rien, voie sans issue. Contraints de revenir dans leur direction, on décide de passer au plus près, genre "on a rien à cacher ni à craindre". On est à quelques mètres, ils repartent, ouf. Finalement on trouve même un petit magasin d'ouvert, et c'est un sandwich à la main qu'on réaparait devant la boîte. Retour à l'hotel, à 6 dans le taxi (plus le chauffeur bien sûr) pour une somme négociée, viva México.

Arrivés, les autres ont faim. On part donc à la recherche d'un truc où acheter de quoi se calmer, on trouve vite et on part se coucher, ou presque. L'américaine veut monter tout de suite alors qu'on a pas encore fini de s'en remettre. Mauvaise idée, elle nous jette la clé du troisième étage. La clé tombe sur un rebord de fenêtre du deuxième, et merde ! Il nous faut donc réveiller une pauvre grand mère qui ne sait pas un mot d'espagnol et la supplier de nous rendre la clé avant de pouvoir enfin filer au lit.

Quelques heures plus tard, petit déjeuner en vitesse à l'hotel, les consignes des bières de la veille paient le jus d'orange, et nous voilà parti pour le musée d'antropologie.

Le musée est à l'intérieur du parc de Chapultepec, lequel est aussi une attraction passionnante : jardin botanique, zoo, lacs, fontaines, marchés, terrains de sport et j'en passe. Juste en face du musée, des fous habillés en indien tournoient dans les airs autour d'un grand mas auquel ils sont accrochés par corde une corde nouée à la cheville, oui : la tête en bas !

Le musée, quoi dire ? On y entre au bout d'une longue attente sous le soleil et d'un contrôle digne de l'aéroport. C'est énorme, très riche et très beau. Désolé j'ai pas le courage de conter tout ce que j'y ai vu de fantastique, il y a tellement de choses, ont y retrouve une foule d'objets et d'oeuvres d'Art de toutes les époques de l'histoire du Mexique. C'est vraiment très interessant et en aucun cas lassant puisque très varié, mais quand au bout d'une éternité on en termnine la moitié, on se dit qu'on profitera mieux du reste une autre fois, qu'on est crevé et qu'on a faim, alors on sort.

Réconciliation avec la bouffe locale, on mange sur le marché des sandwichs délicieux, avant de remonter à pieds le paseo de la Reforma, grande avenue dont les trottoirs sont jonchés de bancs publics plus fous les uns que les autres, jusqu'à l'ange de l'Indépendance.

Dernier plan avant de devoir rentrer : le palacio nacional de Bellas Artes, immense édifice de marbre blanc abritant une salle de concert et de théatre, une musée d'Art moderne et une collection de "murales". La visite est vite faite, on dispose d'une bonne demie heure avant de devoir se mettre en route vers la gare routière.

Arrivés à la gare, on trouve une companie qui a un départ pour Toluca toutes les 10 min. On embarque dans un bus standard (pour changer des bus de luxe qu'on avait toujours pris jusqu'alors) qui nous ramène à Toluca en 1h.

Malgré un w.e super chargé, on a pas vu un quart de ce qu'il y a à admirer à México.. On reviendra !

Posted by Tsharlz at 22:21:09 | Permanent Link | Comments (0) |

Viernes, Enero 12, 2007

Fiesta a Metepec

Hier soir fiesta dans une boite de Metepec, un bled à côté de Toluca.

Mot d'ordre : 10 pesos la conso, c'est environ 70 centimes d'euro.

Parlons un peu prix ; pour la préchauffe j'ai acheté 2 bières dans un magasin sur la route : 26 pesos le litre de Corona sachant qu'il y a 10 pesos de consigne. C'est fou la bière est à peine plus cher que la bouteille !

Ensuite comme toujours, faut trouver un taxi. Après une heureusement courte attente dans le froid on en trouve un de libre. Malheureusement le chauffeur ne connait pas la boite en question et bien sûr on a pas d'adresse.. Mais ca fait rien, on est au Mexique, on convaint le chauffeur, on négocie son prix et c'est parti : il nous laissera au centre et on se démerde !

Finalement on a trouvé très facilement. On passe la porte, un type (ou c'était peut être une montagne) m'atrappe par le bras. Ouf, c'est un pote mexicain a qui on avait payé des bières un soir où il était à la porte sans ses clés. Pour accéder à l'étage (bar en bas, boite en haut) les hommes doivent payer 50 pesos : C'est pas cher mais c'est pas cool. On négocie, un groupe de fille est déjà arrivé avec un autre taxi, on est que deux mecs.. Allez, c'est bon, tampon, direction l´étage.

La musique est bien, y'a même un groupe rock qui monte sur scène une petite heure, on picole et on arrive même à escroquer quelques coups : super soirée !

Posted by Tsharlz at 20:27:13 | Permanent Link | Comments (1) |

Les rues de Toluca

Tous les matins, je fais le même trajet pour aller à l'école.. En passant la porte je déboule dans les rues de Toluca, c'est parti pour 20 minutes de dépaysement intense. Les rues des villes mexicaines sont un peu comme les rues des campagnes les plus perdues en France. Les routes sont sales mais larges et dégagées, ponctuées de "topes" (dos d'ânes enormes pour empêcher les gens de rouler trop vite, ce qui je pense assure que personne ne se tue bêtement à une intersection ; et oui, pas de priorité au Mexique) tous les 100m. Si le goudron bas de gamme sert de champs d'action pour les bus, les voitures et les taxis, les trottoirs, faits de bric et de broc, sont le terrain de jeu des enfants, et le parloir des grand-mères, la limite des territoires des chiens, la moitié de la plupart des magasins et tout simplement l'endroit idéal pour faire n'importe quoi. Le sol fluctue entre béton, herbe, boue et trous! Le trottoir est perforé de nombreux trous béants, à croire que les gens se servent là quand ils ont besoins de cailloux. Le trottoir est vraiment très utile, il sert aussi bien sûr de poubelle, mais également d'entrepôt : Tas de sable ou de pierre n'importe où, contribuent à en diminuer encore la surface praticable. Les gens s'en serve aussi pour faire brûler toutes sortes d'assortiments de crasses divers. Enfin, les poteaux électriques décadents sont soutenus par d'autres poteaux encore plus penchés de l'autre côté de la route, rudimentairement enfoncés dans un trou du trottoir comblé avec des pierres.

Durant mon trajet sur ces fameux trottoirs, la ville s'offre sous mes yeux.. Les maisons sont bricolées de pierres, tôle et toile ; les jardins sont cahotiques : encore des trous énormes, des détritus toujours, des feux aussi, de la terre battue s'il reste de la place, un cadavre de voiture, du bordel, des fils à linge, quelques cactus et des animaux n'importe où. Beaucoup de chiens. Qui grognent et aboient sur mon passage et parfois même me poursuivent un bon moment. Mais bon, ils ne m'ont pas encore mangé tout cru ;-)

Tous les soirs je fais encore ce même trajet, plus ou moins tard, souvent de nuit. Et cette fois plus d'enfants ni de grand-mère, très peu de monde en fait. L'animation est passée à l'intérieur, les lumières des maison m'aide à distinguer où je met les pieds (les réverbères mexicains existent mais ne fonctionnent à peu près pas, au mieux il en a un d'allumé tous les 300m), j'entends de la musique et des rires dans chaque maison et vient s'ajouter aux odeurs des feux et des immondices celle de la cuisine : huile, maïs, piment et citron.

Posted by Tsharlz at 17:34:53 | Permanent Link | Comments (1) |

Miércoles, Enero 10, 2007

Carta del piel roja

¿Cómo se puede comprar o vender el cielo o el calor de la tierra?, esa es para nosotros una idea extraña.

Si nadie puede poseer la frescura del viento ni el fulgor del agua, ¿cómo es posible que usted se proponga comprarlos?

Cada pedazo de esta tierra es sagrado para mi pueblo. Cada rama brillante de un pino, cada puñado de arena de las playas, la penumbra de la densa selva, cada rayo de luz y el zumbar de los insectos son sagrados en la memoria y vida de mi pueblo. La savia que recorre el cuerpo de los árboles lleva con sigo la historia del piel roja.

Los muertos del hombre blanco olvidan su tierra de origen cuando van a caminar entre las estrellas. Nuestros muertos jamás se olvidan de esta bella tierra, pues ella es la madre del hombre piel roja. Somos parte de la tierra y ella es parte de nosotros. Las flores perfumadas son nuestras hermanas; el ciervo, el caballo, el gran águila, son nuestros hermanos. Los picos rocosos, los surcos húmedos de las campiñas, el calor del cuerpo del potro y el hombre, todos pertenecen a la misma familia.

Por esto, cuando el Gran Jefe Blanco en Washington manda decir que desea comprar nuestra tierra, pide mucho de nosotros. El Gran Jefe Blanco dice que nos reservará un lugar donde podamos vivir satisfechos. El será nuestro padre y nosotros seremos sus hijos. Por lo tanto, nosotros vamos a considerar su oferta de comprar nuestra tierra. Pero eso no será fácil. Esta tierra es sagrada para nosotros. Esta agua brillante que escurre por los riachuelos y corre por los ríos no es apenas agua, sino la sangre de nuestros antepasados. Si les vendemos la tierra, ustedes deberán recordar de que ella es sagrada, y deben enseñar a sus niños que ella es sagrada y que cada reflejo sobre las aguas limpias de los lagos hablan de acontecimientos y recuerdos de la vida de mi pueblo. El murmullo de los ríos es la voz de mis antepasados.

Los ríos son nuestros hermanos, sacian nuestra sed. Los ríos cargan nuestras canoas y alimentan a nuestros niños. Si les vendemos nuestras tierras, ustedes deben recordar y enseñar a vuestros hijos que los ríos son nuestros hermanos, y los suyos también. Por lo tanto, vosotros deberéis dar a los ríos la bondad que le dedicarían a cualquier hermano.

Sabemos que el hombre blanco no comprende nuestras costumbres. Una porción de tierra, para el tiene el mismo significado que cualquier otra, pues es un forastero que llega en la noche y extrae de la tierra aquello que necesita. La tierra no es su hermana sino su enemiga, y cuando ya la conquistó, prosigue su camino. Deja atrás las tumbas de sus antepasados y no se preocupa. Roba de la tierra aquello que sería de sus hijos y no le importa.

La sepultura de su padre y los derechos de sus hijos son olvidados. Trata a su madre, a la tierra, a su hermano y al cielo como cosas que puedan ser compradas, saqueadas, vendidas como carneros o adornos coloridos. Su apetito devorará la tierra, dejando atrás solamente un desierto.

Yo no entiendo, nuestras costumbres son diferentes de las vuestras. Tal vez sea por que el hombre piel roja es un salvaje y no comprenda.

No hay un lugar quieto en las ciudades del hombre blanco. Ningún lugar donde se pueda oír el florecer de las hojas en la primavera, o el batir las alas de un insecto. Más tal vez sea por que soy un hombre salvaje y no comprendo. El ruido parece solamente insultar los oídos.

¿Que resta de la vida si un hombre no puede oír el llorar solitario de un ave o el croar nocturno de las ranas al rededor de un lago?. Yo soy un hombre piel roja y no comprendo. El indio prefiere el suave murmullo del viento encrespando la superficie del lago, y el propio viento, limpio por una lluvia diurna o perfumado por los pinos.

El aire es de mucho valor para el hombre piel roja, pues todas las cosas comparten el mismo aire -el animal, el árbol, el hombre - todos comparten el mismo soplo. Parece que el hombre blanco no siente el aire que respira. Como una persona agonizante, es insensible al mal olor. Pero si vendemos nuestra tierra al hombre blanco, el debe recordar que el aire es valioso para nosotros, que el aire comparte su espíritu con la vida que mantiene. El viento que dio a nuestros abuelos su primer respiro, también recibió su último suspiro. Si les vendemos nuestra tierra, ustedes deben mantenerla intacta y sagrada, como un lugar donde hasta el mismo hombre blanco pueda saborear el viento azucarado por las flores de los prados.

Por lo tanto, vamos a meditar sobre vuestra oferta de comprar nuestra tierra. Si decidimos aceptar, impondré una condición: el hombre blanco debe tratar a los animales de esta tierra como a sus hermanos.

Soy un hombre salvaje y no comprendo ninguna otra forma de actuar. Vi un millar de búfalos pudriéndose en la planicie, abandonados por el hombre blanco que los abatió desde un tren al pasar. Yo soy un hombre salvaje y no comprendo como es que el caballo humeante de fierro puede ser más importante que el búfalo, que nosotros sacrificamos solamente para sobrevivir.

¿Qué es el hombre sin los animales?. Si todos los animales se fuesen, el hombre moriría de una gran soledad de espíritu, pues lo que ocurra con los animales, en breve ocurrirá a los hombres. Hay una unión en todo.

Vosotros debéis enseñar a vuestros niños que el suelo bajo sus pies son la ceniza de vuestros abuelos. Para que respeten la tierra, digan a sus hijos que ella fue enriquecida con las vidas de nuestro pueblo. Enseñen a vuestros niños lo que enseñamos a los nuestros, que la tierra es nuestra madre. Todo lo que le ocurra a la tierra, le ocurrirá a los hijos de la tierra. Si los hombres escupen en el suelo, están escupiendo en sí mismos.

Esto es lo que sabemos: la tierra no pertenece al hombre; es el hombre el que pertenece a la tierra. Esto es lo que sabemos: todas la cosas están relacionadas como la sangre que une una familia. Hay una unión en todo.

Lo que ocurra con la tierra recaerá sobre los hijos de la tierra. El hombre no tejió el tejido de la vida; el es simplemente uno de sus hilos. Todo lo que hiciere al tejido, lo hará a sí mismo.

Incluso el hombre blanco, cuyo Dios camina y habla como él, de amigo a amigo, no puede estar exento del destino común. Es posible que seamos hermanos, a pesar de todo. Veremos. De una cosa estamos seguros que el hombre blanco llegará a descubrir algún día: nuestro Dios es el mismo Dios.

Vosotros podéis pensar que lo poseen, como desean poseer nuestra tierra; pero no es posible, El es el Dios del hombre, y su compasión es igual para el hombre piel roja como para el hombre blanco.

La tierra es preciosa, y despreciarla es despreciar a su creador. Los blancos también pasarán; tal vez más rápido que todas las otras tribus. Contaminen sus camas y una noche serán sofocados por sus propios desechos.

Cuando nos despojen de esta tierra, ustedes brillarán intensamente iluminados por la fuerza del Dios que los trajo a estas tierras y por alguna razón especial les dio el dominio sobre la tierra y sobre el hombre piel roja.

Este destino es un misterio para nosotros, pues no comprendemos el que los búfalos sean exterminados, los caballos bravíos sean todos domados, los rincones secretos del bosque denso sean impregnados del olor de muchos hombres y la visión de las montañas obstruida por hilos de hablar.

¿Qué ha sucedido con las plantas? Están destruidas.
¿Qué ha sucedido con el águila? Ha desaparecido.
De hoy en adelante la vida ha terminado, Ahora empieza la sobrevivencia.
Posted by Tsharlz at 08:09:02 | Permanent Link | Comments (3) |
1 2