Monday, March 12, 2007

D.F.

Ce week end, encore une fois : Mexico City. Les mexicains disent “el DF nunca te lo acabas” et ils ont raison !

Samedi, départ pour México en fin de matinée, au programme : Coyoacan, un quartier de la ville qui abrite entre autres les musées de Frida Kahlo et de Trotsy. Une fois avalés les “traditionnels” hot dogs de México, 3 pour 10 pesos, on commence par celui de Trotsky, batiment rouge !

Au début c’est un musée normal, avec des photos, des coupures de presse, des bouquins et quelques reliques.. On se rafraichit la mémoire en lisant qu’il a été tué ici même, chez lui, à coup de piolet dans la tête, qu’il fut insinéré et que ces cendres sont dans le jardin.. Et ensuite ça débouche sur ledit jardin et la maison. Foritfié mais joli, très joli. Un jardin simple mais sympa, un “bâtiment des gardes” transformé en musée retraçant l’éxil de Trotsky et sa généalogie, la familiale comme la politique. Dans tous les cas, y’a rien de très gai -> disparu, assassiné, fusillé et j’en passe.. Seul Staline, qui a plus ou moins tué tous les autres, a survécu ;-) On accède enfin à la maison, restée dans l’état. La première chose qui me frappe c’est qu’elle est très belle cette maison ! C’est une maison typiquement mexicaine avec tout ce qui se fait de joli, murs peints en couleur et tout le bazard. La bibliotèque aussi est impressionante : farcie de bouquins en français, et contenant bien sur toutes les références indispensables au parfait petit communiste ! A part ça la maison n’a rien de bien spécial, mais je le répète elle est charmante. Ceci vu, on fait quelques fotos souvenir au côté du monument mémorial, gravé de la faucille et du marteau et surplombé du drapeau rouge, avant de se diriger vers le musée de Frida Kahlo.

Compagne de Diego Rivera, Frida Kahlo est une peintre non moins célèbre, dont l’histoire est aussi triste que son oeuvre est torturée, combinant deux maladies graves (dont j’ai bien sûr oublié les noms), elle a passée sa vie souffrante, portant un corset, et au final paralysée.. Cette fois encore, c’est autant voire plus une maison qu’un musée, mais si celle de Trotsky est touchante de charme et simplicité mexicaine, celle de Frida est époustouflante, superbe ! Les couleurs y sont plus vives, le mobilier plus typique et la déco plus etoffée, le tout est original et d’une beauté et une harmonie saisissantes. Côté peinture : On peut y admirer les plus “belles” oeuvres de Frida, quelques croutes de Rivera et d’autres trucs qu’on se demande ce qu’ils foutent là.. Et sinon côté maison, on contemple avec effroi les fameux corsets, joliment peints, avec admiration l’atelier, la chaise roulante devant le chevalet, et avec délice la cuisine, superbement colorée et décorée. A la sortie, on se sent tout drôle, tout retourné d’avoir ressenti autant de choses en si peu de temps et de chemin, on est enchanté !

Pour se remettre de toutes ces émotions, on se met en recherche d’un bon bar pas cher, aimablement indiqué par la fille de l’accueil à l’hotel. Au passage, on visite une sorte de centre culturel espagnol, vraiment chouette, plein de trus bizzares et marrants.. Y’a même un bar mais c’est pas donnné alors on poursuit notre route. Enfin arrivés, l’effort est récompensé : bar blindé, bière à 11 pesos. On y passe la fin d’aprem, on rentre en plein centre pour dinner sur le marché, et ceci fait, on retourne au bar où l’on passe une excellente soirée (bien arrosée).

Le dimanche : puro mercado ! Marché, marché, et marché. On en fait trois différents, dont un vraiment sensationnel, pour une fois strictement artisanal, bourré de jolies choses, fruits d’un brillant savoir faire et d’un excellent travail. Pour plus de détails, voir les photos ;-)

Posted by Tsharlz at 14:54:18
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