México D.F.
Ce week end : la capitale, le D. F. (distrito federal) comme ils disent..
Départ le samedi matin du point de rendez-vous habituel, on est peu nombreux cette fois-ci, tout le monde n’a pas la motiv’ de bouger si loin et certains vont visiter les environs, on est donc 6.
Après une heure et quart de bus on arrive à México, à l’observatoire. On espère prendre un bus de ville pour rejoindre le centre, histoire de profiter un peu du trajet pour contempler cette ville énorme. A peine dans la rue (au fait il fait 25°) on constate déjà le bordel : le “terminal” de bus est encerclé par un marché énorme, il y a un monde fou, on vend de tout et surtout de n’importe quoi, tous les 10m un poste crache la mélodie d’une nouvelle chanson, à ce bruit fracassant s’aditionnent les cris des marchands.. Bienvenue à México.
Constatant le nombre (énorme) de bus qui passent avec mille destinations variées mais jamais la nôtre, on se décourage en “moins de 2″ et en s’engouffre dans le métro, lui aussi perdu au beau milieu du marché.
Le métro de México coûte 2 pesos (1 franc). A l’entrée, il nous faut une bonne minute pour comprendre que le fameux ticket est avalé, et qu’il ne ressort que s’il ne passe pas : piège. Le métro est orange, tout carré, avec un drapeau du Mexique collé sur la voiture du conducteur. Dans certaines rames il ne passe pas un courant d’air, pour le plus grand dol de tous, ça fouette la sueur à en mourir ! Les stations ont bien sûr un nom associé mais aussi un pictogramme propre, pratique pour les analphabètes. Des gens (le plus souvent des enfants de 8-10 ans) avec des amplis dans leurs sacs à dos vendent des cds gravés 10 pesos et des femmes bardées de bébés vendent des grilles de mots croisés.. Quand même un peu pire que le métro parisien.
Un changement plus tard, on arrive à la station voulue et enfin on retrouve la surface. On est sur la place du Zocalo, en plein coeur de México, et quelle est la première chose qu’on voit ? Un marché. Avec un drapeau mexicain gigantesque qui s’élève majestueusement au dessus de ce bazard, ornant le ciel bleu azur.
Commence la recherche de l’hotel, histoire qu’on pose les sacs le plus vite possible. Un premier hotel cher a l’etrême courtoisie de nous en indiquer un autre 3 rues plus loin à moitié prix. On finit par trouver, on abandonne nos bardas et on traverse le Zocalo pour atteindre le quartier colonial, encore une fois envahit pas un marché sans fin. Et là, c’est le drame, on ne peut plus résiter plus et on craque au stands de bouffe, c’est encore moins cher ici qu’ailleur : bonne raison pour essayer.
Après une boucle d’une bonne heure, plus dans un marché que dans un quartier colonial, nous revoilà au Zocalo. Direction alors le palacio nacional, et sa fameuse fresque de Rivera qui représente toute l’histoire du Mexique ! Contrôle d’identité par l’armée à l’entrée, j’entre dans la cour intérieure.. J’avance encore un peu, je me retourne, et BOOM ! Une page de ma vie qui tourne, elle est là, sous mes yeux, au dessus du grand escalier : la “murale”. Des indiens aux communistes tout y est, coloré, énorme, saisissant, choquant ! D’autres nombreux murs sont recouverts des couleurs de Rivera, illustrant la vie et la culture des indiens, et c’est gavé de ces images et une trantaine de photos plus tard que je ressort ébahi du palacio nacional. Retour sur Terre, je suis dans la rue ou plutôt dans un marché (encore), j’y étais, je l’ai vu, c’était super.
On va ensuite au templo Mayor, ruines d’un ancien temple, et au musée associé. C’est impressionnant mais en mauvais état (il n’en reste pas grand chose). C’est quand même une preuve en plein coeur de la ville de la grandeur des civilisations pré-hyspaniques.
Prochaine étape : la zona rosa, les beaux quartiers de México, les coins riches, branchés et tout et tout. Résultat : des gros buildings, des palmiers, des gens qui paraissent européens et rien d’extroardinaire sinon les arbres dans les rues, immenses et variés, qui donne une petite impression de jungle de part et d’autre du bitume.
Tout ça nous a mené jusqu’au dinner, qu’on prend sur un marché (pour changer). Première déception culinaire : Je prends une sorte de galète verte saupoudrée de tout un tas de trucs étranges, super appétissant, dont j’avais rêvé une bonne partie de l’aprem, et désastre, c’est fade, enfin épissé bien sûr mais sans goût, catastrophe. Oublions.
La soirée commence, préchauffe tranquille à l’hotel avec des américains qui trainaient par là, et vers minuit direction la meilleure boîte de México selon le guide du routard, pour fêter dignement l’annif d’une des filles du groupe. Bien mais pas top, avec un pote, brassés, on sort faire un tour vers 3h, tout le monde se retrouvera devant d’ici une ‘tite heure. On cherche quelque chose à avaler, mais on est dans le fameux quartier des affaires de cet aprem et y’a rien de vivant dans les parages.. Pour compenser, on va pisser près d’un jardin public. En revenant, les flics. Ils nous voient, ils s’arrêtent. C’est vrai qu’on avait pas vraiment grand chose à faire là, mais bon un petit pipi c’est pas non plus du traffic de stup, ça mérite pas une nuit en taule ! Ils sont toujours dans leur voiture. On part de l’autre côté l’air de rien, voie sans issue. Contraints de revenir dans leur direction, on décide de passer au plus près, genre “on a rien à cacher ni à craindre”. On est à quelques mètres, ils repartent, ouf. Finalement on trouve même un petit magasin d’ouvert, et c’est un sandwich à la main qu’on réaparait devant la boîte. Retour à l’hotel, à 6 dans le taxi (plus le chauffeur bien sûr) pour une somme négociée, viva México.
Arrivés, les autres ont faim. On part donc à la recherche d’un truc où acheter de quoi se calmer, on trouve vite et on part se coucher, ou presque. L’américaine veut monter tout de suite alors qu’on a pas encore fini de s’en remettre. Mauvaise idée, elle nous jette la clé du troisième étage. La clé tombe sur un rebord de fenêtre du deuxième, et merde ! Il nous faut donc réveiller une pauvre grand mère qui ne sait pas un mot d’espagnol et la supplier de nous rendre la clé avant de pouvoir enfin filer au lit.
Quelques heures plus tard, petit déjeuner en vitesse à l’hotel, les consignes des bières de la veille paient le jus d’orange, et nous voilà parti pour le musée d’antropologie.
Le musée est à l’intérieur du parc de Chapultepec, lequel est aussi une attraction passionnante : jardin botanique, zoo, lacs, fontaines, marchés, terrains de sport et j’en passe. Juste en face du musée, des fous habillés en indien tournoient dans les airs autour d’un grand mas auquel ils sont accrochés par corde une corde nouée à la cheville, oui : la tête en bas !
Le musée, quoi dire ? On y entre au bout d’une longue attente sous le soleil et d’un contrôle digne de l’aéroport. C’est énorme, très riche et très beau. Désolé j’ai pas le courage de conter tout ce que j’y ai vu de fantastique, il y a tellement de choses, ont y retrouve une foule d’objets et d’oeuvres d’Art de toutes les époques de l’histoire du Mexique. C’est vraiment très interessant et en aucun cas lassant puisque très varié, mais quand au bout d’une éternité on en termnine la moitié, on se dit qu’on profitera mieux du reste une autre fois, qu’on est crevé et qu’on a faim, alors on sort.
Réconciliation avec la bouffe locale, on mange sur le marché des sandwichs délicieux, avant de remonter à pieds le paseo de la Reforma, grande avenue dont les trottoirs sont jonchés de bancs publics plus fous les uns que les autres, jusqu’à l’ange de l’Indépendance.
Dernier plan avant de devoir rentrer : le palacio nacional de Bellas Artes, immense édifice de marbre blanc abritant une salle de concert et de théatre, une musée d’Art moderne et une collection de “murales”. La visite est vite faite, on dispose d’une bonne demie heure avant de devoir se mettre en route vers la gare routière.
Arrivés à la gare, on trouve une companie qui a un départ pour Toluca toutes les 10 min. On embarque dans un bus standard (pour changer des bus de luxe qu’on avait toujours pris jusqu’alors) qui nous ramène à Toluca en 1h.
Malgré un w.e super chargé, on a pas vu un quart de ce qu’il y a à admirer à México.. On reviendra !