Ce week, enfin, on est allé à Oaxaca ! Le dimanche on pensait d'abord filer à la plage, à Puerto Angel, mais finalement au lieu de s'éloigner encore plus on a préféré faire escale sur le chemin du retour : à Pluebla.
Départ vendredi soir, la nuit dans le bus va être dure alors dîner léger à Toluca : hamburger + hot dog + frites + soda pour 1.50€. Il faut prendre le bus pour México, et une fois là-bas prendre le métro pour changer de terminal de bus. On arrive au bon terminal vers 11h, tous les bus sont plein jusqu'à celui de minuit et demie. Il nous faut donc tuer le temps à coups de bière et de poker, et enfin on part !
Je n'ai presque pas dormi mais la nuit n'a pas été dure. En plus on a pas mis trop de temps et on a pas souffert de contrôles trop poussés (dans tous le sud du Mexique il y a beaucoup de contrôles militaires, à la recherche de drogue et d'armes). On débarque à Oaxaca à 6h et demie : la journée commence !
Afin de prendre nos repères, on va tout d'abord au Zocalo, c'est un point de répère très pratique : tout le monde sait ou c'est, en général c'est au milieu de tout ce qu'il faut voir et il y a souvent un point d'information pas loin. Une fois là-bas, on trouve un plan et on organise nos petits tours.. Mais le plus urgent, c'est le petit dejeuner ! Il est maintenant presque 7h, les premiers restos vont bientôt ouvrir leurs portes. Le seul guide que nous ayons à disposition est celui de Ben, le routard de 2000, lequel nous indique un bon plan "copieux / pas cher" à quelques rues de là, qui ouvre à 7h. Faute d'autre option, on y va. Arrivés sur place, le menu accroché à l'extérieur est tentant mais les prix ne sont pas indiqués, et, encore un élément douteux : "recherche serveur, bon salaire". C'est pas bon signe, au Mexique les salaires sont catastrophiques dans n'importe quel établissement standard. Courage ; après tout dans ce pays, le cher n'est pas si cher, alors on rentre.. C'est beau, c'est propre, c'est vraiment mal barré. Le menu arrive, celui a les prix, c'est cher, mais pas trop. Autrement dit c'est le double de ce que coûte la même chose n'importe où ailleur mais en même temps malgé tout ça fait 3€. Malheureusement c'était pas seulement plus cher, c'était aussi moins et moins bon.
Mais c'était pas si terrible et ceci avalé on est quand même un peu plus en forme et d'attaque pour une journée qui sera longue. La visite démarre alors pour de bon, ça fait : maisons coloniales, églises, etc. Le tout fort joli, comme toujours. La cathédrale, sur le Zocalo, est toute bizarre : il y a une statue énorme en plein milieu, qui cache la vue du coeur depuis les bancs. Ensuite on s'éloigne un peu du centre, direction une église et un ancien monastère, recyclé en centre culturel, où il y a un jardin de cactus avec des spécimens de tout plein de cactus... Pour arriver là bas, on remonte une immense rue piétonne, chose aussi rare qu'agréable au Mexique. C'est vraiment un plaisir de marcher au milieu de la rue sans être gêné par les voitures, leurs bruits et leurs odeurs. La fameuse église est impressionante : ultra baroque, avec des plafonds incroyables, super "brodés". Par conte le centre culturel.. Déception : c'est fermé, ça ouvre à 10h, il est 8h et demie et on ne repassera sûrement pas par ici, dommage. Tant pis, on continue, poussant encore un peu plus loin du centre, jusqu'à débouler dans un paquet de belles petites ruelles qui montent et qui descendent dans tous les sens un peu comme dans les villages du sud de notre bon vieux pays à nous.
Après avoir parcouru tous ces beaux petits chemins, on en arrive au premier coup de barre de la journée.. Il est alors environ 10 et demie : apéro. Deux cocktails pour le prix d'un plus tard, on repart revitalisés, afronter la jungle des marchés à la recherche des petits animaux fantaisistes en bois sculptés typiques de la région, qui représentent les démons de l'enfer. Ballade donc dans le marché, il y a esentiellement de la bouffe (tout plein de sauterelles grillées, burp), du textile et des petits animaux en bois, on en regarde, manipule et compare des centaines mais au final je n'en achète aucun parce que la vendeuse qui avait les mieux est inbuvable et finit par m'énerver.
Changement de marché, on est maintenant au marché "du samedi" à côté du terminal. C'est immense. Et pas sensas. Trop grand, trop nul ou les deux, quoi qu'il en soit on se décourage au bout de 10 minutes alors qu'on a même pas parcouru 1% de la chose ! Par chance, il y avait un petit marché d'artisanat un peu plus loin.. Très bien celui là, farci de petits animaux en bois beaucoup plus beaux et pas plus chers. On a donc fait un bon petit tour et vu plein de belles choses. Cette fois-ci, j'en ai acheté un : une sorte de dragon jaune et vert, trop cool ;-)
Prochaine étape : un arbre très vieux et très gros à Tule, un 'tit village tout près. Le bus pour y aller coûte 3.50 pesos, c'est un record ! Le troisième constaté dans cet état, il y a aussi les photocopies à 20 centimes, et les 7 (délicieux) tacos qu'on a avalé juste avant de partir pour 10 pesos. Il nous faut trois bon quarts d'heure pour arriver à Tule, le traffic à Oaxaca est plutôt cahotique et pour couronner le tout les bus se traine pour ramasser un max de monde.. Mais bon, on y arrive.. A l'arbre. En effet, il est énorme ! Plus de 2000 ans, 42 mètres de circonférence, c'est assez impressionant. En bonus, tout le village est assez joli, fleuri et tout et tout, la classe.
De retour à Oaxaca, apéro ! Mon premier banana split mexicain, quelle émotion. Ils ne sont pas aussi soignés qu'en France mais ça fait déjà bien plaisir.. Ensuite on tourne encore un peu en ville jusqu'à l'heure de dîner. On décide de tenter la spécialité locale : une tortilla de presque 40 cm de diamètre recouverte de fromage, viande et verdure, le tout replié en 2, en "sandwich". Il y avait de quoi se nourrir pour 2 jours ! Je n'ai même pas pu finir, la honte mais bon.. pas moyen.
Ceci fait on s'attaque à une 'tite tournée des bars tranquilou, ainsi s'achève la journée vers 1h du matin, il était temps.

Le lendemain matin, réveil à 7h et demie, faut prendre le bus pour Puebla assez tôt pour avoir du temps sur place. Mais tout se complique vite : la compagnie avec laquelle on est venu n'a pas de départ avant midi, alors il nous faut aller à un autre terminal, où on trouve un bus pas cher qui part à 9h et demie, ce qui nous laisse juste le temps d'avaler 14 tacos vite fait bien fait, et en route ! Mais si à première vue ça paraissait parfait.. Ben non ! C'est le drame, le chauffeur se traine, ramasse des gens n'importe où au milieu du désert (oui le paysiga était très beau, au moins on a eu largement le temps de l'admirer), s'arrête pour aller aux toilettes toutes les heures, une vraie catastrophe ce type. Au cours d'une de nos nombreuses haltes, on a même réussi à repartir en oubliant quelqu'un : une pauvre petite mamie ! Et bien sûr on ne s'en est aperçu qu'un quart d'heure plus tard, impossible de faire demi tour, alors on va rouler tout doux en attendant qu'elle se débrouille pour nous ratrapper.. Au pire, tant pis pour elle. Une heure plus tard, elle nous a ratrappé la mamie, incroyable mais vrai ! On reprend enfin notre rythme un peu plus rapide et alors tout se passe bien jusqu'à la panne. Et oui, c'était trop beau pour être vrai. Va savoir ce qu'il y a eu, un quart d'heure après on était reparti.. Tous ces jolis évenements aidant, on arrive à Puebla au bout de 6h de voyage quand on aurait pu le faire en 4, et en prime (à croire qu'il fallait vraiment graver le souvenir dans nos mémoires) le bus ne va pas au terminal, il nous largue sur le bord d'une route et adieu.
Principale préocupation : acheter le billet pour México, histoire de pas rester coincé ici. On prend donc un bus de ville jusqu'au terminal, et du terminal, le billet en poche on file enfin au centre. On a à peine 3 heures, c'est short. Heureusement que j'y étais déjà allé. On a juste le temps de faire un 'tit tour rapide, manger local, boire une bière et hop hop hop faut rentrer !
